Henri Guaino reverra peut-être sa copie. Contrairement à l’administration américaine depuis la fin de l’ère Bush, la droite française avait pris le parti de faire la guerre à la Terreur en nous faisant peur. Au passage, se maintenir au pouvoir pour elle devait signifier également ce surf habile sur les pires ombres de notre inconscient collectif.
Nous l’avons encore vu récemment avec l’affaire tunisienne. Pendant une semaine, de petites phrases en sorties calculées, la communication de l’Élysée a joué avec la même peur en suggérant une révision de l’accord de libre circulation des personnes, un des socles de notre identité européenne. La proposition de M. Guéant sur l’immigration légale et un florilège de mesures analogues et de propositions visant une ère civilisationnelle en particulier étaient dans le frigo de l’UMP. L’affaire des Roms tenait du même registre
La mort de Ben Laden amputera à n’en point douter le menu du prochain programme présidentiel de Nicolas Sarkozy. Gageons que ce « grand thème » de campagne diffusé à coup d’antennes et de plateaux par M. Guaino la semaine dernière en sera profondément amendé. Parce que derrière le « Comment affronter la crise de civilisation » se cachait certainement de moins jolis mots et une dangereuse aventure.
La mort d’Oussama Ben Laden est une mauvaise nouvelle pour les terroristes et une bonne nouvelle pour la démocratie. Le peuple le plus démocrate du monde l’a bien compris, lui qui à la minute de cette annonce s’est massé devant la maison blanche pour célébrer cette victoire sur la terreur.







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